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Hormis les hormones féminines, la progestérone et les œstrogènes et les hormones masculines, la testostérone, d’autres hormones interviennent régulièrement dans la sexualité humaine.

En voici quelques unes. 

La prolactine : l’hormone de la lactation et de la satiété sexuelle

Comme de nombreuses hormones, la prolactine est sécrétée dans l’hypophyse.

Son premier effet, comme son nom « pro-lactation » l’indique, est de stimuler les glandes mammaires de la femme, de les faire grandir et grossir afin de produire du lait pour le bébé. 

La prolactine agit en rétrocontrôle sur l’hypophyse bloquant la production de LH et FSH et donc d’œstrogènes. Ainsi, une grande présence de prolactine dans le sang de la femme entraine une absence de cycle (aménorrhée). C’est sur cette constatation qu’est basée la méthode MAMA d’espacement naturelle des naissances. Ainsi l’allaitement exclusif joue un rôle important et naturel pour réguler les grossesses.

Mais, la prolactine, qui est produite aussi chez les hommes, a une deuxième fonction : elle participe à la sensation de bien-être et de satiété après un orgasme. Ainsi, c’est elle qui permet le blocage du désir sexuel et qui régule l’excitation entrainant une période réfractaire, c’est-à-dire un temps où l’on ne peut plus ressentir d’excitation sexuelle après l’orgasme. Le taux de prolactine prend plusieurs heures à revenir à un taux normal après l’orgasme, notamment chez l’homme. Cela explique aussi pourquoi une femme allaitante voit sa libido diminuer. 

Ainsi, un manque ou une absence de désir pourrait être causé par un problème de sécrétion trop importante de prolactine.  Certains troubles de l’érection sont aussi du à une trop grande production de prolactine

Enfin, il est intéressant de noter que le taux de prolactine est bien inférieur suite à un orgasme masturbatoire qu’à un orgasme du à une relation sexuelle. L’orgasme en couple est donc beaucoup plus satisfaisant que celui obtenu seul !

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L’Ocytocine : hormone de l’amour et de l’attachement

L’ocytocine, elle aussi sécrétée par l’hypophyse, agit principalement sur les muscles de l’utérus et les glandes mammaires. C’est cette hormone principalement qui active les contractions de l’utérus pour l’accouchement et après la naissance pour que l’utérus reprenne rapidement sa place et sa forme initiale. C’est aussi, elle permet l’éjection du lait lorsque le bébé tète. 

Mais, encore une fois, cette hormone n’est pas typiquement féminine. Elle est produite aussi bien chez les hommes que les femmes notamment lors de l’orgasme, permettant chez la femme, les contractions de l’utérus et chez l’homme, les spasmes du pénis pour l’éjaculation. C’est elle qui induit le plaisir de l’orgasme.

Enfin, cette hormone a un rôle important pour la reconnaissance sociale, l’empathie et la réduction de l’anxiété. Elle permet de créer un lien fort entre la mère et l’enfant mais aussi dans le couple, c’est pourquoi elle est appelée hormone de l’attachement

La HCG : l’hormone de grossesse

En cas de fécondation, l’hormone HCG (hormone gonadotrophine chorionique), produite par l’embryon juste après la conception, va maintenir la production de la progestérone par le corps jaune et gérer son augmentation au fil de la grossesse. Le HCG a la même action que la LH et c’est elle qui est mesurée lors de la prise de sang pour savoir si une femme est enceinte. Ce taux augmente régulièrement durant les premières semaines, jusqu’à ce que le placenta soit fonctionnel (autour du troisième mois de grossesse) et prenne peu à peu la relève du corps jaune (qui se maintiendra jusqu’au sixième mois) pour produire la progestérone.

La HCG agit aussi sur l’hypophyse et empêche la sécrétion de LH et de FSH faisant que pendant la grossesse, la femme n’a plus de cycle. 

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